Les territoires déserts

« Tu pourrais écrire sur le vide, me dis-tu. »

Il est vrai que je connais les grands espaces au sein desquels rien ne subsiste. Cette sensation de vertige lorsque l’on se met sur la pointe des pieds et que l’on regarde vers le sol, en direction des pavés. Du néant, au néant. Autrefois, je me réfugiais dans ces zones de non-droit, où le temps, l’amour et le désespoir n’ont pas leur place. Je cherchais à décrire ce sentiment qui m’habite encore parfois. En dessiner les contours, en saisir l’essence insaisissable.

Seulement, la vie frappe mon ami ! Elle frappe avec une hache bien aiguisée et peut ainsi déchirer le voile apposé sur le réel. Le vide se dissipe, la douleur percute, et la vie remplit le corps de toute part. La vie remplit le corps, l’âme et l’esprit. Parce que la vie déborde de partout. Ce grouillement est juste devant tes yeux. Change ton regard, tu changes le monde.

Maintiens la pression le temps que le lion effectue deux ou trois tours sur lui-même, puis, lorsqu’il sera bien enragé, ouvre la cage.

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