Perdue en liberté

(J’ai diffusé ce texte une première fois ici, en juillet 2017. Seulement, je n’avais pas encore réalisé le dessin accompagnant le poème. C’est chose faite ! Ainsi, voici pour la deuxième fois « Perdue en liberté ».)

Perdue en liberté

Buildings en découpe glacée sur la nuit, je nage à pleine brasse
Respiration continue, peau satinée, bleue nocturne
Il y a distance entre moi et l’autre être-humain
Quelque part, sous le corps des baleines
Rencontre, au secours des peines

Au large, bien plus loin que cela, j’effleure le dessus de la surface
Il n’y a qu’un seul chemin, qu’une seule destinée
Seulement, ici, je ne sais pas
Et j’observe la multitude
Indécise, petite, recroquevillée

Pourtant, si je ferme les paupières, je deviens la baleine
Corps fuselé, je plonge en profondeur
Frontières dissipées entre la ville et l’océan

J’allume une cigarette, bouffée vers le ciel
Au-dessous, le vide
Au-dessus, l’infinie galaxie

Je vais au supermarché
Dentifrice, lessive, calamars
Une foule, autour de moi, une foule
Contour d’un ailleurs en esquisse, le ciel disparaît
Cosmos

Au-delà du rivage, sous le corps des baleines, l’infini de l’abysse
Derrière l’invisible, on frappe à ta porte
Et en ballet je m’éloigne
Les lignes se dessinent sur le sable froid
Je trace le décor quelque part en Bretagne, puis je compte jusqu’à trois

« Un, deux, … »

perdue-en-lib2
Dimensions : 42 x 29,7 cm
Dessin numérique

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